<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xml:base="http://www.captaineconomics.fr"><channel><title>Captain Economics</title><link>http://www.captaineconomics.fr</link><description>Flux RSS Captain Economics </description><language>fr</language><item><title>La bulle immobilière, les esprits animaux et ... Ouest-France !</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-la-bulle-immobiliere-les-esprits-animaux-et-ouest-france</link><description>Aux Etats-Unis, entre 2000 et 2005, le prix de l'immobilier a augmenté en moyenne de 46%. Dans certaines villes comme Miami ou Los Angeles, les prix ont même été multipliés par deux en seulement 5 ans. Et après, boum ! Les prêts "subprimes", les taux d'intérêt faibles et les conditions économiques plutôt favorables de l'époque ont bien évidemment favorisé l'émergence de cette bulle. Mais une autre composante importante explique en partie la création de la bulle immobilière : les esprits animaux. Cette notion d'esprits animaux, mise en avant par John Maynard Keynes et récemment reprise par Akerlof et Shiller dans l'excellent ouvrage "Les esprits animaux : Comment les forces psychologiques mènent la finance et l'économie", suppose que le sentiment et les émotions humaines influencent le comportement des agents économiques... et donc, impactent le prix des actifs financiers ! Mais, pour prouver cette belle théorie, il faut être capable de mesurer le "sentiment humain", afin de détecter les périodes d'irrationalité (excès d'optimisme ou de pessimisme). Pour contourner l'impossibilité de brancher des électrodes sur l'ensemble de la population et d'espionner les gens dans leurs moindres faits et gestes (dommage, dommage !), les chercheurs en finance comportementale utilisent depuis maintenant une dizaine d'années une nouvelle variable "proxy" du sentiment des investisseurs, en analysant.... le contenu publié dans les médias !
</description><pubDate>2016-06-22 11:14:48</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/6cd7000b5fdc149d15c15e2b49b0ac68_M.jpg</picture></item><item><title>La communication : la nouvelle arme de politique monétaire des Banques Centrales</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-la-communication-la-nouvelle-arme-de-politique-monetaire-des-banques-centrales</link><description>[La Team du Captain] Article rédigé par Matthieu Picault. Matthieu est doctorant à lUniversité dAix-Marseille et assistant denseignement et de recherche à lIESEG (comme le Captain au passage). Il réalise sa thèse sur les mécanismes de transmission de la politique monétaire. Il est lauteur de larticle "The ECB Forward Guidance: Effects on Expected Interest Rates".

Toutes les six semaines environ, le conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) se réunit afin de définir la politique monétaire de la zone euro. Les décisions prises par le conseil sont bien évidemment ultra-suivies par les marchés financiers, mais un autre évènement post-décision revêt une importance particulière : la conférence de presse. Environ 45 minutes après la publication du communiqué synthétisant en quelques points la décision du conseil, le président de la Banque Centrale (Mario Draghi), accompagné de son vice-président (Vitor Constancio), se présentent devant les médias afin de détailler les décisions de politique monétaire du jour (1ère partie) avant de répondre aux questions des journalistes (2nde partie). Mais en quoi cette conférence de presse est-elle importante ? Et pourquoi les Banques Centrales, un peu partout dans le monde, communiquent de plus en plus avec les médias alors quhistoriquement ce nétait pas le cas (la première conférence de presse de la Banque dAngleterre datant seulement de 1995.. et la première de la FED de  avril 2011 !) ?
</description><pubDate>2016-04-19 14:32:10</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/24795b9d45550d61cc9f6bee7a09a629_M.jpg</picture></item><item><title>Helicopter Money : Et si la Banque Centrale Européenne distribuait directement de l'argent aux ménages ?</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-helicopter-money-et-si-la-banque-centrale-europeenne-distribuait-directement-de-l-argent-aux-menages</link><description>Depuis maintenant plusieurs années, la Banque Centrale Européenne tente par tous les moyens de relancer l'inflation... mais c'est un peu la grande galère ! Malgré (entre autres) un taux directeur nul, un taux d'intérêt sur les dépôts négatif, les (T)LTRO (prêts aux banques à long-terme à taux faible) et la mise en place du Quantitative Easing en mars 2015 avec l'injection de 60 milliards de liquidité par mois via le rachat d'obligations souveraines sur le marché secondaire (et même 80 milliards par mois désormais, avec l'extension du rachat aux obligations d'entreprises), l'inflation reste nulle ! Pourquoi ? Et bien pour faire très simple, car l'activité réelle ne repart pas réellement : la masse monétaire est quasiment stable (malgré la forte hausse de la base monétaire / monnaie banque centrale) et cet excès de liquidité se trouve actuellement principalement sur les marchés financiers (risque de bulles) ou bien dans les réserves des banques. En passant par le système financier, la politique monétaire de la BCE ne semble donc pas actuellement réussir à irriguer l'économie pour favoriser l'investissement puis la consommation. Mais alors, pourquoi la BCE n'investirait pas directement dans l'économie, ou bien pourquoi elle ne distribuerait pas directement de l'argent aux ménages pour qu'ils puissent consommer plus afin de relancer la croissance puis l'inflation ?
</description><pubDate>2016-04-11 21:17:44</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/2d6c15d654bd7f03d72e8900a9ebd07f_M.jpg</picture></item><item><title>Pourquoi le système actuel de publication est absurde... et comment libérer la science ?</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-pourquoi-le-systeme-actuel-de-publication-est-absurde-et-comment-liberer-la-science</link><description>[La Team du Captain'] Article rédigé par Michaël Bon pour Captain Economics. Michaël est docteur en physique et fondateur du "Self-Journal of Science", une plate-forme alternative de publication et dévaluation de la recherche scientifique. Il est l'auteur de l'article "Principles of the Self Journal of Science: bringing ethics and freedom to scientific publishing?".


Crédit Photo :David Parkins - "Robust research: Institutions must do their part for reproducibility" [Nature]

La science et son évaluation
La force de la science vient de lexigence de son processus de vérification. A la suite de leurs recherches, les scientifiques écrivent un article quils rendent public, y font des propositions réfutables que le reste de la communauté travaille à réfuter, par le débat, la contre-expérience et la recherche du consensus. Ceci assure que les connaissances scientifiques sont solides et dépassent les préjugés de chacun des membres de la communauté. La science sest développée ainsi, avec nombre de succès remarquables, jusque dans les années 60, période à laquelle les institutions en ont indirectement mais profondément changé les règles. En effet, désireuses de mieux manager leurs chercheurs, elles se sont mises en quête de critères quantitatifs pour en estimer la qualité productive. Un critère unique, aberrant, a été inventé, et progressivement adopté par toutes :le facteur dimpact.

Le facteur dimpact est le nombre moyen de citations engendré par les articles parus dans un journal donné dans les deux ans suivant leur publication[1]. Il est pensé plus ou moins comme le "prestige" dun journal et les institutions estiment que leurs chercheurs ont bien travaillé sils arrivent à faire publier un article dans les journaux les mieux cotés de leur discipline. Cette manière destimer la qualité scientifique dun article est en soi absurde,bourrée de défauts[2] et deffets pervers quant à la manière de devenir un scientifique à succès. Mais là nest pas le pire: cette manière dévaluer détruit fondamentalement le processus scientifique en annihilant la communauté scientifique elle-même: le but du scientifique, pour faire carrière, être reconnu et obtenir des financements, nest en effet plus de convaincre ses semblables mais dobtenir la faveur dun éditeur. Tous les scientifiques deviennent alors de fait des concurrents pour obtenir cette faveur qui ne pourra pas être accordée à tout le monde. Le fonctionnement horizontal, communautaire, impliquant critique constructive et recherche du consensus, nest plus possible. Tout se polarise autour de journaux nouvellement promus comme les faiseurs de rois monopolistiques de leur discipline. Le processus scientifique se retrouve lui-même entièrement privatisé.

Le processus de publication actuel
Lorsquun chercheur veut "publier", cest-à-dire faire connaître le résultat de ses recherches à ses pairs, il envoie son manuscrit à léditeur du journal de son choix. En général, il commence par le journal thématique ayant le plus gros facteur dimpact. Léditeur décide si larticle est éligible pour son journal. Le cas échéant, il organise un tribunal en recrutant une, deux (le plus souvent)ou trois personnes anonymes qui vont, en un temps limité et bénévolement, rendre autant de rapports préconisant le rejet ou lacceptation de larticle et, dans ce dernier cas, en exigeant certaines modifications. Ces rapports peuvent être contradictoires, mais lauteur fait ensuite toutes les modifications nécessaires pour recevoir limprimatur de ses juges anonymes. Quand il a donné satisfaction, larticle est mis en forme selon la maquette du journal, lauteur signe un transfert de copyright donnant tous les droits dexploitation de son article à léditeur et ce dernier met le .pdf en vente en ligne sur son site. Dans dautres nouveaux modèles, lors de cette dernière étape cest lauteur qui en plus paye léditeur pour que larticle soit accessible au plus grand nombre. Si larticle est refusé, lauteur recommence autant de fois quil le faut auprès dautres journaux, un par un, ce qui peut durer très longtemps. Si le journal qui accepte larticle a un gros facteur dimpact, le scientifique sabre le champagne car il va pouvoir cocher les bonnes cases dans les rapports dactivité de son institution (ex CNRS : "revues de rang A") et peut-être obtenir bourses européennes et promotion. Jusquà la mise en ligne de larticle, lentièreté du processus est invérifiable et se déroule dans la boîte mail dun éditeur[3].

Ce système a une valeur essentiellement rituelle, sans doute intellectuelle, mais certainement plus scientifique. Pointons rapidement quelques-unes de ses nombreuses faillites:

1) La vérité scientifique est déterminée par deux personnes anonymes en un temps court. Evidemment, cela ne peut pas marcher et la science est majoritairement fausse, à un point où le contribuable peut légitimement douter de lintérêt de continuer à financer la recherche. Par exemple,90% des travaux les plus cités dans la recherche sur le cancerne sont pas reproductibles, cest-à-dire sans valeur scientifique. Plus généralement, on estime que50% de la recherche biomédicalene lest pas non plus. Imaginons comment labsence de contrôle sérieux se combinerait avec le volontarisme de lindustrie pharmaceutique à défendre ses intérêts... Aucun domaine nest épargné, voici un exemple enéconomie Le but dun scientifique est de convaincre un éditeur en un temps court, et le storytelling dun article est souvent plus important que son exactitude ou sa réelle profondeur. Les scientifiques sastreignant à une éthique impeccable prennent le risque de se faire doubler par dautres moins regardants.

2) Un système où le but est de satisfaire les attentes de quelques éditeurs a un conservatisme inné qui empêche lémergence de nouvelles idées. La science ne se renouvelle pas au rythme de sa dynamique propre mais à celui desdéparts à la retraite ou du décèsdes éditeurs puissants ou des leaders que ces derniers ont consacré.

3) Le système a un coût exorbitant. Les éditeurs sarrogent les droits dexploitation des articles (très majoritairement financés par la recherche publique) et les revendent à la communauté scientifique. Il ny a pas de pression à la baisse des prix car il ny a pas de concurrence entre journaux: chaque article scientifique est unique ("biens non-substituables") et le chercheur a besoin de tous les acheter. Des milliers de journaux sont la propriété de multinationales (la plus emblématique étant Elsevier) aux marges souvent aberrantes (1,16 milliard de profit et 36% de marge pour Elsevier). Au final, la communauté scientifique paye globalement23 milliards deuros chaque annéepour retrouver laccès à sa propre production. Le contribuable doit lui aussi payer de son côté sil veut savoir ce quont fait les chercheurs de son argent (le droit de lecture dun article est en général facturé 35 euros aux particuliers).

Initiatives actuelles
Depuis 20 ans, les efforts institutionnels se concentrent simplement sur la dernière phrase du paragraphe précédent, la question de "lOpen Access"[4]. On voudrait que toute lhumanité puisse avoir accès gratuitement à la science conservatrice et pleine derreurs quelle a financée, ce qui est moralement irréprochable mais sans doute moins urgent que la résolution des autres problèmes. Les passions se déchaînent : on signe des pétitions, des tribunes enflammées, on nhésite pas à dénoncer les multinationales, on en appelle au législateur. On investit même des millions dans des projets nationaux menés par desleaders aux vision et discours limpides.

En pratique, une analyse macroscopique ne laisse aucune place au suspense. Dans la mesure où ce sont les journaux qui contrôlent la science, lopen access nadviendra que selon leurs modalités,déjà bien connues des analystes financiers via la généralisation dun modèle de prélèvement à la source ("gold open access") où le chercheur paye pour donner son article au journal. Ceci coûtera naturellement encore plus cher que le système actuel, et les futures dérives de ce nouveau modèle économique sont évidentes.

Il ny a actuellement pas de discours audible sur léléphant dans le couloir, cest à dire sur le fait quen premier lieu un journal n'a ni la capacité ni la légitimité à évaluer la science (seule la communauté dans son ensemble peut le faire), et quelle est devenue obsolète pour en assurer la diffusion à lheure dInternet. Le seul mode dévaluation alternatif qui a réussi à faire parler un peu de lui dernièrement est les "altmetrics", qui proposent de compléter le facteur dimpact par le buzz généré par les articles sur Facebook, Twitter et les médias de masse...

Solution
La solution de fond consiste bien évidemment à revenir à une évaluation scientifique rigoureuse, communautaire et horizontale, après quoi tout se réorganisera mécaniquement. Internet a résolu les problèmes despace et de temps de sorte que ce processus peut marcher encore mieux que par le passé. C'est sur ce pillier du "peer-to-peer" que s'est construite la plate-forme "The Self-Journal of Science" (SJS,www.sjscience.org). Il sagit dun site de dépôt darticles où tous les processus associés à la publication (le contrôle qualité, la construction dune vision collective, la classification) sont pratiqués en autogestion et de manière auto-régulée en toute transparence. Des solutions nouvelles sont trouvées pour résoudre les deux problèmes fondamentaux que sont (1) faire en sorte que la contradiction et le désaccord ne soient pas anti-sociaux (2) faire en sorte que la liberté redonnée individuellement à tous les scientifiques soit toujours utilisée dans le sens de lexcellence scientifique. Le détail de cette solution est expliquéiciet il serait trop long den expliquer le principe dans cette colonne (sauf si demande populaire!).

Action
Je voudrais conclure en madressant en particulier aux (jeunes?) chercheurs qui lisent ces lignes. Le système actuel est insupportable pour qui aime la science. De plus, dans un contexte de réduction de budgets, il sera toujours plus dur et injuste envers le "bas de léchelle" sociale scientifique que sont les doctorants et les post-docs, surtout ceux qui ne sont pas dans des labos stars. Il faut absolument retrouver un système dévaluation dont tous les scientifiques sont partie prenante, ainsi que je le propose. Cependant, il est évident quune telle redistribution du pouvoir ne peut pas se produire de haut en bas. Ni les politiques étrangementconciliantsavec les intérêts des multinationales ni l'infime minorité de scientifiques en vue ayant atteint le sommet de ce système et y ayant trouvé leur compte ne vous y encourageront. Il faut semparer des outils offerts par SJS et commencer à donner son avis alors que personne ne vous le demande, afin de lancer la dynamique communautaire qui à un moment fera la démonstration évidente que la science quelle produit est meilleure que celle du système actuel. Alors, largument décisif qui fera que ce système pourra être adopté (et inéluctablement remplacer lancien pour gérer les attributions de financement et promotions) sera quil est gratuit : la solution scientifique dont nous chercheurs avonsbesoin coïncide avec la solution économique que recherchent activement les institutions.

Lisez cet article, débattons, rassemblons-nous et passons à laction ! Je ne vois personnellement aucun autre scénario par lequel le système actuel évoluerait dans le sens de l'intérêt de la science et de la majorité des scientifiques.

[1] Ladéfinition d'une «citation scientifique» étant laissée à la discrétion dune entreprise privée, Thomson Reuters, via son service "the Web of Science" qui en fait le décompte. Tout est invérifiable, mais on peut déjà remarquer que ne sont pas comptabilisés les travaux rédigés dans une autre langue que l'anglais...

[2] Pêle-mêle : le facteur d'impact ne se rapporte pas à un article mais à un journal, citer un article ne signifie pas qu'il est bon (au contraire je peux le citer pour le réfuter), il est très facile de manipuler le nombre de citations d'un article avec quelques complices, la moyenne des citations n'a statistiquement aucune pertinence car la distribution des citations n'est pas gaussienne, il ne tient pas compte de la taille des communautés, il privilégie le court terme et les effets d'annonce, etc.

[3] Dans certaines disciplines, comme la physique, il est à noter que sest développée la pratique du "pre-print", à savoir que des sites comme arXiv.org permettent aux scientifiques dau moins déposer leur manuscrit initial pour que tout le monde y ait immédiatement accès et pour se protéger dans une certaine mesure des divers abus pouvant avoir lieu au sein du tribunal (ex: le vol des idées de larticle par les juges anonymes, qui peuvent ralentir au maximum le processus et publier ces idées en leur nom avant).

[4] Le lecteur pourra constater lui-même l'abondance d'information et d'initiatives associées à ce mot-clé</description><pubDate>2016-04-04 02:00:00</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/b190b9bcae39ee6b68c160e3e6f45456_M.jpg</picture></item><item><title>Est-il possible de gagner de l'argent en bourse ? Et de battre le marché ?</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-est-il-possible-de-gagner-de-l-argent-en-bourse-et-de-battre-le-marche</link><description>La loi "Sapin II" sur la transparence de la vie économique sera présentée mercredi au conseil des ministres. Parmi les nombreuses mesures pour lutter contre la corruption et les arnaques en tout genre, le projet de loi de notre cher Ministre des Finances prévoit l'interdiction de publicité pour les sites de trading en ligne (Forex, options binaires...). Mais alors, le gouvernement veut maintenant nous empêcher de devenir riche en une semaine grâce à des stratégies d'investissement infaillibles ? Du calme, du calme ! Tout d'abord, il est important de bien comprendre que le coup du trader qui gagne 10.000 euros par mois en restant chez lui et en ayant aucune connaissance de la bourse est une belle légende urbaine (ou une énorme arnaque... au choix).Mais, en dehors des sites d'arnaques et des publicités mensongères, est-il réellement possible de gagner de l'argent en bourse ? Et plus précisément, est-il possible de battre le marché ?SPOILER: La réponse à la première question est "OUI" (mais attention à bien lire la suite) et la réponse à la seconde est "PAS VRAIMENT... ENFIN PERSONNE N'EN SAIT TROP RIEN".
</description><pubDate>2016-03-29 11:26:22</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/6e6b736f77dd07b0a373e582bb4b1e3c_M.jpg</picture></item><item><title>Stop à la spéculation sur les matières premières ?</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-stop-a-la-speculation-sur-les-matieres-premieres</link><description>[La Team du Captain'] Article rédigé par Etienne Borocco pour Captain Economics. Etienne est doctorant en économie à l'Université Paris-Dauphine, et réalise sa thèse sur la thématique de la spéculation sur le marché des matières premières. Il est l'auteur du papier "Is there a fully-revealing trap in commodity futures markets?".

Le 28 février, les Suisses seront amenés à voter sur une initiative qui a pour but d'interdire la spéculation sur les marchés de matières premières. Initiée par les jeunes socialistes suisses, elle a reçu le soutien de personnalités comme Jean Ziegler, d'organisations caritatives, religieuses (principalement évangéliques), politiques ou agricoles. Mais pourquoi parler de quelque chose qui se déroule en Suisse? Et bien tout simplement parce que la Suisse est un énorme hub dans le monde de la finance des matières premières. Ce qui se passe là-bas détermine le prix de ta bouffe, de ton kawa, de ton transport et de ton chauffage.

Mais les spéculations des traders peuvent-elles réellement avoir des conséquences directes sur le prix des denrées alimentaires et de l'énergie ? Depuis l'épisode du boom des matières premières en 2007-2008 (voir par exemple l'évolution de l'indice des prix des produits alimentaires- source : Food and Agricultural Organization)la polémique sur le sujet a pris de l'ampleur. Les prix de l'énergie et des matières alimentaires ont littéralement explosé à cette période, détériorant les conditions de vie des populations les moins aisées. Dans ce contexte, des "émeutes de la faim" ont éclaté et une véritable crise alimentaire a touché de nombreux pays "non-producteurs". Malgré une baisse des prix des matières premières depuis maintenant environ 4 ans, la volatilité est restée forte. Ces fortes fluctuations ont enclenché un vif débat dans la communauté scientifique mais aussi parmi les décideurs politiques. Traditionnellement, les fluctuations des prix sont attribuées aux "fondamentaux", c'est à dire l'offre ou la demande sur le marché physique. Dans cette optique, la consommation galopante de l'Inde et de la Chine a été pointée du doigt. Mais face à une telle volatilité des prix, cet argument s'est mis à battre de l'aile. Pour cette raison, la spéculation s'est retrouvée sur le banc des accusés.

Pour comprendre le contexte. Il faut savoir qu'on peut diviser les marchés de matières premières en deux compartiments:

Le marché physique (prix «spot») où on peut acheter/vendre un bien avec une livraison dans l'immédiat (il y a souvent 15 jours de délai de livraison dans les contrats).
Le marché à terme (prix «futures», oui avec un e) où on peut acheter dans une optique beaucoup plus lointaine (durée de 8 ans maximum pour le WTI sur le Chicago Mercantile Exchange). Les acteurs sur ce marché ont le droit entre une livraison physique ou financière (c'est à dire juste l'argent). En réalité, la quasi-totalité des acteurs choisissent la livraison financière. Il y a deux conséquences à cela. D'abord, il n'y a pas besoin de stocker le bien physique. On peut le posséder sur papier uniquement. Ensuite, il est possible d'avoir une position «courte» (négative). Ce qui est évidemment impossible sur le marché physique. A partir des années 2000, le marché à terme a connu un développement extrêmement rapide. Beaucoup de liquidités ont afflué en provenance d'acteurs financiers n'ayant aucune activité physique. C'est ce que l'on appelle la «financiarisation» du marché des matières premières.


On peut déjà brosser les trois grandes fonctions de ces marchés: le stockage (qui peut être intéressant si on revend à terme à un prix déjà fixé), le partage des risques (un spéculateur qui accepte d'être la contrepartie financière d'un acteur sur le marché physique) et enfin la découverte des prix (les agents révèlent de l'information dans leurs trades qui se reflètent dans le prix).

La CNUCED (commission de l'ONU au développement) a été particulièrement virulente dans ses rapports en 2011 et en 2012 contre l'action des spéculateurs sur les marchés de matières premières qu'elle juge néfaste (source : "Dont blame the physical markets: Financialization is the root cause of oil and commodity price volatility"). Les chefs d'accusation sont au nombre de trois:


La corrélation de plus en plus forte des marchés de matières premières avec les marchés financiers. Par exemple, un hedge fund qui a besoin de liquidités pour une raison x peut défaire ses positions sur les marchés de matières premières.
Le processus de découverte de l'information est dominée par des acteurs financiers. Sous-entendu, ils n'ont pas la connaissance du marché des matières premières qu'on les acteurs du marché physique.
La conséquence du point ci-dessus, c'est que les marchés financiers n'envoient pas les bons signaux et qu'on peut avoir des prix qui partent en vrille et fassent des bulles.


Ces points font toujours l'objet dâpres débats au sein des économistes et des financiers spécialistes des matières premières. Les pourfendeurs de la spéculation se sont emparés des rapports de la CNUCED mais n'en ont manifestement retenu que la première partie. En effet, la CNUCED ne souhaite pas interdire la spéculation sur les marchés de matières premières mais mieux l'encadrer.

Les défenseurs de l'initiative veulent empêcher les acteurs financiers d'intervenir sur le marché à terme de matières premières ou de vendre des produits dérivés de ces marchés. Mais déjà, il y a un problème. D'abord, la couverture existe parce qu'il y a des spéculateurs. Pour qu'un acteur sur le marché physique puisse se couvrir, il doit trouver un autre intervenant qui est près à fournir de la liquidité pour prendre le risque. C'est le fondement même de la fonction de partage des risques des marchés à terme.

Ensuite, il y a un énorme biais d'analyse. Les rédacteurs de la pétition se félicitent du retrait de certaines institutions financières des marchés de dérivés de matières premières. Il n'y a là pourtant point d'altruisme. La volatilité de ce secteur est devenu tellement violente que nombre d'institutions qui s'y sont cassées les dents préfèrent se retirer. Ensuite, les auteurs de l'initiative ignorent complètement la spéculation venant des acteurs physiques eux-mêmes. A titre d'exemple, les 4 plus grands acteurs sur les produits dérivés de ces marchésne sont pas des banques ou des hedge funds, mais quatre entreprises du "milieu" : les «ABCD» (ADM, Bunge, Cargill et Dreyfus). On pourrait aussi citer Glencore ou Trafigura. Toutes ces entreprises agissent depuis la Suisse et bénéficient d'informations privées très précises à propos des marchés. L'asymétrie d'information pèse nettement en faveur de ces entreprises qui peuvent réutiliser leur connaissance du terrain pour spéculer. Leur fonctionnement particulièrement opaque a pourtant été particulièrement décrié. Et pourtant, ces firmes passent complètement à travers l'initiative proposée. Quand un marché passe en contango (prix à terme supérieur au marché physique), ce sont ces entreprises là qui vont stocker massivement si l'écart est assez large pour couvrir les coûts de stockage. Or la composition des stocks fait augmenter le prix du marché physique sur le moment pour le faire diminuer ensuite quand les stocks sont revendus. Au final, les acteurs qui n'ont pas accès au marché à terme sont floués car ils sont victimes de la baisse du prix spot vu qu'ils n'ont pas pu se couvrir. Ils doivent vendre leur production dans un marché inondé de stocks qui tirent les prix à la baisse. Soit dit en passant, le marché du pétrole est passé en contango à la fin 2014. Je dis ça, je dis rien ...

Pour revenir au rapport de la CNUCED, celui-ci avait pourtant des propositions intéressantes qui permettaient de traiter directement le problème:


Augmenter la transparence sur les marchés physiques en fournissant des données de bonne qualité facilement accessibles. Dans ce but, le G20 a créé en 2011 l'Agricultural Market Information System (AMIS) qui est une plateforme inter-agences (ONU, CNUCED, FAO, OMC, régulateurs nationaux, etc.)
Augmenter la transparence sur les marchés de dérivés en facilitant la transmission de données aux régulateurs.
Introduire une taxe sur les transactions financières. Ce qui pourrait contribuer à ralentir notamment le trading haute-fréquence.
Etablir des processus d'intervention pour contrer la formation de bulles spéculatives (ce qui est un autre chantier de l'AMIS). Cela pose la question d'une autorité de marché qui serait capable d'intervenir pour soutenir ou stabiliser les cours en prenant des positions. Aujourd'hui, nous avons des banques centrales qui peuvent acheter des titres et qui sont parfois intervenues pour soutenir les cours (comme avec le programme TARP de la FED pour éviter la dégringolade du marché d'actions en 2008). Ce débat sur la mise en place d'une autorité qui intervient pour réguler le marché a aussi une dimension éthique. Pour autant, on évite de tomber dans le piège d'une approche moralisante.


Pour conclure, on ne pourra que regretter l'absence de participation de la Suisse à l'AMIS. Il serait pourtant souhaitable qu'un pays aussi central dans les échanges de matières premières participe à une plus grande transparence et à une meilleure régulation de ces marchés.</description><pubDate>2016-02-03 15:34:05</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/72d349c0f7698e826b25f54cec53f9de_M.jpg</picture></item><item><title>#Stat2015 : Fréquentation du site Captain Economics</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-stat2015-frequentation-du-site-captain-economics</link><description>En 2015 (roulement de tambour...), 640.390 personnes ont rendu visite au Captain' (483.964 visiteurs uniques sur l'année) ! Traffic en hausse de 50% par rapport à 2014. Merci à vous tous / toutes ! Pour voir toutes les statistiques depuis la création du site en décembre 2011, c'est par ici.


</description><pubDate>2016-01-22 10:43:04</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/4feb08b32fc2bca59f9db42b69cd4022_M.jpg</picture></item><item><title>L'impact macro-économique de l'afflux de réfugiés [Blog Illusio]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-l-impact-macro-economique-de-l-afflux-de-refugies-blog-illusio</link><description>Au cours des 10 premiers mois de l'année 2015, il y a eu environ 1 million de demandeurs d'asile en Union européenne, soit deux fois plus qu'au cours de la même période en 2014. Derrière le drame humanitaire, est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle d'un point de vue purement économique ? Et bien la question est complexe ! D'un côté, cet afflux de réfugiés devrait augmenter la demande globale, entraînant selon certaines estimations une hausse de 0,1% du PIB européen en 2016 (mais avec une baisse du PIB par habitant). De l'autre, cela a un impact budgétaire net qui dépend crucialement de l'intégration à long-terme des réfugiés sur le marché du travail (entre autre selon l'âge et le niveau de qualification des réfugiés). Pour plus d'informations sur ce sujet passionnant, le Captain' vous conseille donc l'excellent résumé "Quel sera l'impact macroéconomique de l'afflux de réfugiés ?" (Blog Illusio) ou pour les plus courageux, la contribution détaillée de Aiyar et al. pour le FMI "The Refugee Surge in Europe: Economic Challenges".</description><pubDate>2016-01-22 09:30:32</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/878af4972e07916863ae909a162bf74b_M.jpg</picture></item><item><title>The Big Short - Tout comprendre au "casse du siècle" [Vidéo]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-the-big-short-tout-comprendre-au-casse-du-siecle-video</link><description>Vous avez vu "The Big Short" et vous n'avez pas tout compris ? Ou bien vous voulez une petite remise à niveau financière avant d'aller le voir ? Titrisation, Subprime, CDO, MBS et CDS pour les nuls, le tout expliqué en 6 minutes par un financier en banque d'investissement (et même avec quelques blagues...). D'ailleurs, d'autres vidéos très pédagogiques sur le merveilleux monde de la finance sont disponibles sur la récentechaîne Youtube de Heu?reka. Approved by Chuck Norris (et par le Captain'). Bon film !


</description><pubDate>2016-01-21 22:49:26</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/c910db2cadeb7dd44121f01e6d7b155d_M.jpg</picture></item><item><title>Grand Prix La Finance Pour Tous : Le Captain' cherche sa team !</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-grand-prix-la-finance-pour-tous-le-captain-cherche-sa-team</link><description>La seconde édition du Grand Prix "La Finance Pour Tous" est ouverte ! Le concept :promouvoir la pédagogie économique et financière auprès du grand public avec une "production originale" (article, vidéo, application, infographie dynamique, reportage radio, bande-dessinée...). Avec tout de même un beau petit chèque de 1500 euros pour le premier prix (et 1000 euros pour le second) ! Si cela vous inspire, que vous êtes étudiant de l'enseignement supérieur et que vous avez un talent pour la réalisation de vidéo, d'infographie ou de bande-dessinée, n'hésitez pas à postuler ! D'ailleurs, le Captain' est motivé pour travailler sur la thématique "Donner du sens à la finance" (why not sur la thématique des monnaies locales, mais open sur d'autres sujets selon les inspirations...) avec l'un(e) d'entre vous (ayant le talent artistique d'une huître, le Captain' a besoin d'un(e) autre super-héros pour l'accompagner). Réponse par mail à cette adresse.</description><pubDate>2016-01-21 22:12:54</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/4693ba70fe7ccf8c5461d5f42e16af89_M.jpg</picture></item><item><title>Trading Haute-Fréquence : A la recherche de la vitesse de la lumière</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-trading-haute-frequence-a-la-recherche-de-la-vitesse-de-la-lumiere</link><description>En juin 2010, la société américaine Spread Network a inauguré un nouveau câble de fibre optique reliant Chicago au New Jersey (sur une distance de 1330 kilomètres), pour un coût total d'environ 300 millions de dollars. L'objectif : relier les serveurs de la bourse de Chicago à ceux du NASDAQ (dans le New Jersey, à quelques kilomètres de Wall Street) en moins de 13 millisecondes aller-retour, pour permettre aux traders haute-fréquence de profiter de potentielles anomalies sur les marchés. Pour vous donner une idée, 13 millisecondes pour 2660 kilomètres (aller-retour), cela fait donc une vitesse d'environ 200.000 kilomètres par seconde : une vitesse proche de la vitesse de la lumière. Derrière cette anecdote, se cache un phénomène qui a pris une ampleur considérable depuis une vingtaine d'année : l'importance du développement des infrastructures (câbles sous-marins de fibre optique, antennes-relai micro-ondes...) et la course effrénée à la vitesse dans le monde de la finance.
</description><pubDate>2016-01-18 12:48:24</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/6fe1c589e796bff64c81da223cb0c48f_M.jpg</picture></item><item><title>Et si les ******* de terroristes étaient rationnels ? Une analyse économique du terrorisme</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-et-si-les-de-terroristes-etaient-rationnels-une-analyse-economique-du-terrorisme</link><description>Après l'atrocité des attentats du 13 novembre, tenter d'analyser de manière "économique" le terrorisme peut sembler totalement déplacé... Ilest vrai que les économistes ne sont pas de grands psychologues, et encore moins des experts militaires ! Mais un économiste, en tant que "chercheur", sait tout de même faire deux choses assez utiles (enfin normalement): modéliser une situation et collecter des données pour tester différentes hypothèses.Bien qu'ayant clairement de nombreuses limites, l'analyse économique du terrorismepermet donc d'apporter un regard différent sur le terrorisme. Au lieu de partir du postulat de base "les terroristes sont des monstres irrationnels", l'analyse du comportement des terroristes dans un cadre rationnel de maximisation de l'utilité, bien que pouvant s'avérer "choquante", permet de mettre en avant quelques pistes de réflexions sur les moyens de combattre le terrorisme.
</description><pubDate>2015-11-23 02:00:00</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/661821a9442a8dbd824e89bd18c0fd2e_M.jpg</picture></item><item><title>Comment expliquer la différence entre le score des blancs et des noirs américains aux tests d'aptitudes scolaires ?</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-difference-score-blancs-noirs-americains-tests-aptitudes-scolaires</link><description>Aux Etats-Unis, un écart important existe entre le score des blancs et le score des noirs aux tests d'aptitudes scolaires (SAT : Scholastic Aptitude Test). En ce qui concerne la lecture, un étudiant blanc américain a en moyenne un score de 527 et un étudiant noir américain un score de 428. Et idem pour les mathématiques (536 pour un étudiant blanc / 428 pour un étudiant noir) et l'écriture (515 / 417) (source : "National Center for Education Statistics"). Comprendre l'origine de cet écart est d'une importance cruciale pour réduire les inégalités raciales, très présentes aux USA.De nombreux économistes et chercheurs se sont donc intéressés à cette problématique du "Black-White Test Score Gap" et différentes hypothèses ont été avancées : (1) différence en ce qui concerne le niveau de pauvreté, (2) différence dans la structure familiale, (3) différence dans la qualité des écoles, (4) différence de traitement de la part des professeurs ou encore (5) différence purement génétique... Le Captain' met à l'honneur cette semaine les travaux de Roland G. Fryer Jr, économiste américain spécialiste des questions d'inégalités raciales et lauréat de la Médaille John Bates Clark 2015 (une sorte de mini Prix Nobel pour les économistes de moins de 40 ans).
</description><pubDate>2015-11-09 02:00:00</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/605a5b56c8e1f29c51548653d6f1dfc8_M.jpg</picture></item><item><title>Prévisions économiques : et si tout ne se passait (encore) pas comme prévu ? [Patrick Artus]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-previsions-economiques-et-si-tout-ne-se-passait-encore-pas-comme-prevu-patrick-artus</link><description>Les prévisions économiques (croissance, inflation, chômage...) sont basées sur des hypothèses. Et par définition, une hypothèse peut être correcte... ou non ! Le scénario principal est actuellement basé sur trois grandes hypothèses : (1) une absence de variation du prix du pétrole, (2) une absence de dévaluation massive de la Chine pour soutenir sa croissance et (3) un maintien du biais expansionniste des politiques monétaires. Dans l'article "Les hypothèses centrales derrière l'ensemble des prévisions économiques et financières faites aujourd'hui", Patrick Artus revient sur ces différentes hypothèses, en montrant ce qui pourrait se passer si ces hypothèses se révélaient être fausses : (1) hausse forte du prix de pétrole - choc récessif (2) forte dévaluation du renminbi chinois - choc récessif(3) politique monétaire plus restrictive visant la stabilité financière - choc récessif. Bref, l'amélioration de la situation économique reste fragile !</description><pubDate>2015-10-30 11:23:07</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/26c195007944b894aae7335fae091351_M.jpg</picture></item><item><title>Chercheurs et universitaires français : des anticapitalistes athées de gauche ? [The Conversation]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-chercheurs-et-universitaires-francais-des-anticapitalistes-athees-de-gauche</link><description>Dans un article publié sur The Conversation intitulé "Chercheur, dis-moi qui tu es", Abel François (Lille 1) et Raul Magni-Berton (SciencesPo Grenoble) présentent les résultats d'une étude permettant de mieux comprendre les motivations, les valeurs et les convictions des chercheurs et universitaires français. En étudiant les réponses de 2000 universitaires et chercheurs, François et Magni-Berton montrent que les universitaires sont majoritairement de gauche (73%, contre 36% dans l'ensemble de la population), majoritairement athées (50%, contre 18% dans l'ensemble de la population) et rejettent massivement l'économie de marché, en défendant avec ferveur l'Etat et son rôle de régulateur économique. Les auteurs émettent alors une hypothèse "peu romanesque" pour expliquer certains de leurs résultats (en écartant ainsi le côté "apôtre de la science, humaniste et progressiste") : "Les universitaires sont autant de gauche que les autres fonctionnaires ayant un haut niveau de diplôme. [...]Tout cela est conforme à l'idée que l'tat les forme et les emploie, et qu'ils le lui rendent bien." Paf !</description><pubDate>2015-10-30 10:53:12</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/e9fe550ba3c0c201d69e3bc0a455b623_M.jpg</picture></item><item><title>L'économie expliquée par le foot [Palacios-Huerta]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-l-economie-expliquee-par-le-foot-palacios-huerta</link><description>Ignacio Palacios-Huerta est un économiste de renom et ... un fan de football ! Et bonne nouvelle : son livre "Beautiful Game Theory: How Soccer Can Help Economics" est désormais disponible en version française - "L'économie expliquée par le foot" (traduction par Pierre Rondeau, doctorant à Paris 1). Comment expliquer la théorie des jeux en regardant une séance de penalty ? La mise en place de la victoire à 3 points a t-elle permis d'augmenter le spectacle en poussant les équipes à chercher la victoire (théorie des incitations) ? Comment la "pression de la foule" peut influencer les choix de l'arbitre ? Grâce à des études détaillées et des explications claires (attention cependant pour les "novices" en économie, certains passages techniques peuvent être un peu difficiles à comprendre),Palacios-Huerta offre un nouveau regard sur la science économique. Un "must-have" pour les éco-footeux !</description><pubDate>2015-10-29 19:24:41</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/8ab790b9074fed051af256aa504a66b7_M.jpg</picture></item><item><title>Drame de Puisseguin : la libéralisation du transport en autocar en cause ? [Alexandre Delaigue]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-drame-de-puisseguin-la-liberalisation-du-transport-en-autocar-en-cause-alexandre-delaigue</link><description>Après l'accident de car de Puisseguin ayant fait 43 morts la semaine dernière, Noel Mamère a mis en cause assez explicitementla loi Macron et la libéralisation du transport en autocar :"Si on accepte la multiplication des circulations des transports par autocar sur des routes qui sont en mauvais état, on aura d'autres accidents, d'autres déconvenues et d'autres drames". Mais est-ce vraiment le cas ?Dans un article très sérieux intitulé joliment "Noel Mamère est-il plus dangereux qu'une saucisse?", l'économiste Alexandre Delaigue revient sur les notions de perception du risque et de probabilité, en introduisant succinctement le concept de microvie et de micromort. Tout cela pour expliquer que Noel Mamère s'est un peu enflammé sur le coup !</description><pubDate>2015-10-29 18:56:25</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/7a0c9d8bd9eadf879f0011817e8c2396_M.jpg</picture></item><item><title>La ''Bourse de Paris'', c'est qui en fait ? Euronext pour les nuls </title><link>http://www.captaineconomics.fr/-la-bourse-de-paris-c-est-qui-en-fait-euronext-pour-les-nuls</link><description>Lorsque vous entendez parler de la "Bourse de Paris", vous imaginez peut-être des centaines de traders, amassés dans le palais Brongniart (à la sortie du métro "Bourse" sur la ligne 3... logique), en train de crier partout pour essayer d'acheter ou de vendre des titres aumeilleur prix (le système de cotation "à la criée"... logique aussi). Dans ce cas, le Captain' est désolé de casser votre rêve, mais depuis 1988 pour le marché action et 1998 pour le marché des dérivés (MATIF), la négociation à la criée n'existe plus en France. Le palais Brongniart est devenu un centre de conférence et d'évènements et les traders sont maintenant "tranquillement" devant leur ordinateur dans les salles de marchés des banques. Mais alors, "la bourse de Paris", c'est qui en fait ? Si vous allez sur le sitehttp://www.boursedeparis.fr/, vous verrez en haut le logo d'Euronext. Ce que l'on appelle aujourd'hui communément la "bourse de Paris" n'est donc rien d'autre que la filiale française de l'entreprise Euronext (Euronext Paris), une société de droit privé en charge de l'organisation desactivités financières sur la place de Paris. Et comme toute société, son objectif est ... de gagner un maximum d'argent. Mais comment est organisé ce "marché des places financières" ?
</description><pubDate>2015-10-29 17:22:09</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/15abde3c81505959f6d2610e3cdfbe51_M.jpg</picture></item><item><title>Top 100 et Cartographie des Economistes Français sur Twitter - 2015/2016</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-top-100-cartographie-economistes-francais-twitter</link><description>Il y a maintenant un peu plus dun an, le Captain sortait son premier "Top 100 des comptes Twitter à suivre si vous aimez l'économie et la finance", en se basant sur les relations entre les utilisateurs sur Twitter pour identifier les utilisateurs influents au sein dun réseau. Depuis, et pour avoir utilisé un algorithme de ce type dans un papier académique encore en cours de rédaction ("Wisdom of the Experts on Twitter : An Intra-Day Analysis of the U.S. Stock Markets"), la méthodologie de détection des comptes a pas mal évolué, principalement en ce qui concerne la résolution dun problème identifié assez rapidement : ce type dalgo' dérape vite sur les comptes des grands médias, des journalistes et des politiques. Pour faire simple, peu importe le domaine que vous souhaitez cartographier, Justin Bieber, Le Monde et Barack Obama ont tendance à sincruster très rapidement. Pour résoudre ce problème, il est donc important (enfin le Captain' na pas trouvé mieux pour le moment..) de rajouter une étape de contrôle entre chaque itération, afin de qualifier les utilisateurs (en scrappant le contenu des 3200 derniers tweets, en analysant les listes Twitter, en utilisant l'APIKlout, en définissant ex-ante une liste d'exclusion, ou bien avec une bonne vieille méthode manuelle).
</description><pubDate>2015-10-19 12:29:22</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/16fd96deba85a06311383433f152ed24_M.jpg</picture></item><item><title>L'argent fait-il le bonheur ? Le Paradoxe d'Easterlin</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-l-argent-fait-il-le-bonheur-le-paradoxe-d-easterlin</link><description>En 1974, l'économiste Richard Easterlin a démontré de manière empirique une relation étrange entre le bien-être et le PIB par habitant : à long-terme, il ne semble pas exister de causalité entre la croissance du PIB (ajusté de l'inflation) par habitant et le bonheur. Entre 1973 et 2004 par exemple, alors que le PIB réel par habitant a doublé aux Etats-Unis, le "bonheur" est resté constant (voir graphique ci-dessous). Cependant, lorsque l'on regarde la situation à un instant "t", il apparaît tout de même que l'argent fait un peu le bonheur : un ménage plus riche aura tendance à s'estimer plus "heureux" en moyenne qu'un ménage plus pauvre, et ceci particulièrement dans les pays en voie de développement. Comment expliquer alors ce paradoxe ? Et bien pour cela, il faut tout d'abord commencer par étudier la manière dont est mesurée le bonheur et le concept de relativité du bonheur.
</description><pubDate>2015-10-13 11:53:23</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/6a501db6788f8bc3147fbec59d7a4924_M.jpg</picture></item><item><title>Publier ou Périr (ou Payer) : Les dérives de la publication académique et du monde de la recherche</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-publier-ou-perir-publication-academique</link><description>La vie d'un chercheur dans le monde académique est rythmée par un processus relativement peu connu pour les non-initiés : la publication. Un chercheur passe en effet une partie de son temps à faire de la recherche (jusque là OK), mais consacre aussi énormément de temps à rédiger des papiers de recherche et à essayer de publier ses papiers dans des revues académiques. Si vous n'êtes pas dans ce petit monde de la recherche, vous n'avez sûrement jamais entendu parler du "Journal of Finance", de "Management Science" ou de l'"American Economic Review" (non non, publier dans "Capital", ça ne compte pas vraiment...). Mais si vous êtes chercheurs en économie / gestion/ finance, ces revues représentent pour vous le Graal. Un article dans un journal de top qualité, et hop votre carrière est lancée ! Pas de publication (ou bien uniquement dans des "petites revues"), et c'est la mort assurée. Le fameux "Publish or Perish" ! Bien que le système de publication académique ait sur le papier de nombreux avantages (évaluation de la qualité de la recherche par les pairs, structuration de la recherche...), la "course à la publication" peut malheureusement engendrer certaines dérives et faire oublier ce qui devrait être l'objectif numéro 1 : faire avancer la recherche.
</description><pubDate>2015-09-28 15:04:50</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/5709ab37f70d899bd3794356bcaad57a_M.jpg</picture></item><item><title>Faut-il nommer un ancien banquier à la tête de la Banque de France ? Non !</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-nomination-banque-de-france-villeroy-de-galhau-conflit-interet</link><description>Le 8 septembre 2015, le président François Hollande a annoncé avoir choisiFrançois Villeroy de Galhau, ancien directeur général délégué du groupe BNP Paribas pendant 12 ans (2003-2015), pour succéder à Christian Noyer au poste de gouverneur de la Banque de France. En réponse, en début de semaine, un collectif de 150 économistes a signé dans Le Monde une tribune, à linitiative de Jézabel Couppey-Soubeyran, Laurence Scialom et Anne-Laure Delatte,dénonçant un "grave conflit dintérêts" (et un "problème éthique majeur")et demandant aux parlementaires de s'opposer à cette nomination. Le débat oppose alors d'un côté les partisans du "c'est un ancien banquier, donc il connait parfaitement le système financier et est ultra-compétent" aux partisans du "c'est un ancien banquier, donc il ne pourra pas être totalement indépendant et risque d'être trop tendre avec les banques". Plus globalement, cela ouvre le débat sur les "revolving doors" et le passage du "secteur privé" au "secteur public" (et inversement), avec les avantages que cela peut procurer (expertise, vision globale) et les inconvénients (conflit d'intérêts, sympathie excessive).
</description><pubDate>2015-09-17 13:37:32</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/cdbf366d9f51982d2973fefc5c0ec9b1_M.jpg</picture></item><item><title>BlablaBanque : Le discours de l'inaction [Jézabel Couppey-Soubeyran]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-blablabanque-le-discours-de-l-inaction-jezabel-couppey-soubeyran</link><description>La crise de 2008 aurait pu permettre une refonte en profondeur du système bancaire et financier. Mais, et bien qu'il y ait eu tout de même quelques avancées, les réformes ont souvent été bloquées par une super-puissance souvent sous-estimée : le lobby bancaire. Dans l'ouvrage "BlablaBanque : Le discours de l'inaction", Jézabel Couppey-Soubeyran, professeur à Paris 1, décrypte la rhétorique classique du lobby bancaire qui consiste à dire "non mais si vous régulez l'activité bancaire, cela va tuer l'activité économique et entraînera simplement une hausse du coût de financement ou une hausse des frais bancaires". Bien que la régulation du secteur bancaire puisse en effet avoir des effets pervers, il est important de ne pas prendre comme argent comptant les arguments provenant d'un lobby ayant pour unique but de protéger ses membres : les banques. L'objectif de cet ouvrage est donc de "faire en sorte que les Français, lorsqu'ils entendent ou lisent l'interview dun représentant du secteur, soient en mesure de débusquer eux-mêmes ce qui relève du raisonnement défendable ou du pur exercice de lobbyisme". Conseil de lecture à l'aveugle du Captain' (étant chargé de TD dans le cours d'Economie Monétaire et Financière de Jézabel Couppey-Soubeyran et Bruno Tinel à Paris 1, le Captain' offre sa confiance aveugle sur la qualité de cet ouvrage).
</description><pubDate>2015-09-11 11:25:31</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/b208182456855b5680dad1bcd630c63f_M.jpg</picture></item><item><title>Les économistes contre l'économie : Round 1, fight ! [Dani Rodrik]</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-les-economistes-contre-l-economie-round-1-fight</link><description>Le papier de Paul Romer (voir article ci-dessus) a relancé le débat sur le rôle de la modélisation en sciences économiques. Dans l'article "Les économistes contre l'économie", le professeur Dani Rodrik offre à son tour sa vision, en expliquant que l'objectif premier de la science économique ne doit pas être la détermination de l'unique bon modèle (sorte de vérité universelle), contrairement à une critique souvent formulée à l'encontre de la profession ("If you ask three economists a question you will get five different answers"). L'économie doit permettre une meilleure compréhension des différents mécanismes causaux un par un, et le rôle de l'économiste est ensuite de "naviguer entre les différents modèles" afin de choisir, dans une situation donnée, le modèle se rapprochant le plus de la réalité. Tout cela étant résumé dans la conclusion de cet article : "Aimons les sciences économiques dans toute leur diversité (rationnelle et comportementale, keynésienne et classique, de premier et de second choix, orthodoxe et hétérodoxe) et consacrons notre énergie à devenir plus sages dans le choix d'un cadre théorique pour une occasion donnée."</description><pubDate>2015-09-11 10:54:23</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/25da67824c9f1869e8ef3eacb5d2ced0_M.jpg</picture></item><item><title>La mathématisation de l'économie : est-on allé trop loin ?</title><link>http://www.captaineconomics.fr/-la-mathematisation-de-l-economie-est-on-aller-trop-loin</link><description>Si vous avez déjà lu un papier académique en économie, vous avez sûrement eu le plaisir de tomber sur des pages entières remplies de démonstrations mathématiques présentant les hypothèses et résultats d'un modèle. Mais pourquoi utilise t-on autant les mathématiques en économie ? L'objectif premier des mathématiques est de clarifier et de synthétiser une situation en posant précisément les relations entre différentes variables. Cela peut sembler contre-intuitif au départ (mathématiques = clarté ???) mais, une fois que vous avez l'habitude de lire des papiers de recherche, il suffit parfois de regarder les équations d'un papier pour comprendre en quelques secondes de quoi cela parle et la méthodologie utilisée. De plus, poser clairement une équation permet indirectement de voir les hypothèses sous-jacentes (et les limites du modèle utilisé) et d'identifier des relations qui ne semblent pas évidentes à première vue. Mais n'est t-on pas allé trop loin dans l'utilisation des mathématiques en économie ? L'objectif initial de clarification de la pensée pour faire progresser la recherche ne s'est-il pas transformé petit à petit en une sorte "masturbation intellectuelle" ayant pour seul objectif de montrer que l'on sait faire trois équations ou de trouver des résultats en accord avec ses idéologies (voir aussi l'excellente review à ce sujet "Mathiness in economics" de Jérémie Cohen-Setton)?
</description><pubDate>2015-09-09 14:30:24</pubDate><guid isPermaLink="false"></guid><picture>http://www.captaineconomics.fr/media/k2/items/cache/8d967de4fb0deac392e6fc1838a87d15_M.jpg</picture></item></channel></rss>